Le Big Data pour révolutionner l’industrie pharmaceutique

Dans un monde où tout devient connecté, on s’apprête à dire Adieu aux anciennes méthodes de travail dans tous les domaines. En ce qui concerne la santé, le secteur profite de l’application du big data sur ses différentes fonctions. L’utilisation des objets connectés de santé, le séquençage génomique, les logiciels d’analyse et les réseaux sociaux relèvent du nouveau défi face auquel les laboratoires pharmaceutiques doivent faire face. Le marché est plein d’opportunités sur le plan médical et économique ce qui pousse ces professionnels de la pharmacie à changer leurs méthodes pour s’adapter et profiter de la big data.

Les industriels s’adaptent au Big Data

Le marché de l’e-santé est estimé à environ 3 millions d’euros et les opportunités de croissance ne cessent d’apparaitre avec la puissance de la collecte de données qu’offre le big data. Le secteur pharmaceutique devrait s’adapter rapidement pour optimiser les essais cliniques et développer de nouveaux traitements plus adaptés au marché. Ne voulant pas rater le coup, certains grands laboratoires ont déjà entrepris des partenariats avec de grands acteurs du numérique dans le monde.

Pour améliorer les résultats cliniques des patients diabétiques et leur prise en charge, le laboratoire Sanofi a signé un accord avec le département scientifique de Google afin de profiter de l’entité derrière la lentille qui réalise des mesures pertinentes du taux de glucose. De son côté, le laboratoire Novartis a signé un partenariat avec Qualcomm pour profiter de ces inhibiteurs connectés qui aideront dans le traitement des personnes souffrant de la maladie pulmonaire, le BPCO.

La R&D en faveur de l’industrie pharmaceutique

Pour créer de nouveaux traitements, l’industrie pharmaceutique a besoin de tabler sur la recherche et développement (R&D). En France, le laboratoire Lundbeck, a investi massivement dans la recherche scientifique pour améliorer la qualité de son offre. D’ailleurs, le PDG qui gère actuellement le groupe Acteon, spécialisé dans l’équipement médical et dentaire, a choisi d’allouer plus que 6% du budget de son groupe à sa section R&D pour profiter de « la force des ingénieurs et la mettre au profit des médecins », affirme-t-elle.

De son côté, le Syndicat des entreprises du médicament (Leem) affirme que les entreprises de ce secteur mettent 10,2% de leur chiffre d’affaires dans la R&D. Cependant, l’émergence du big data a permis à ses industriels de réduire leurs dépenses en R&D puisqu’ils profitent de la grande capacité des applications mobiles et objets connectés à collecter les données.